 le drapeau aborigene |
 grand vent, ouahhhhhhh |
 rassurez vous je garde la tête sur les epaules! |
 Voitures! A vos maillots de bains! |
 what's the next? south or north? |
 ma préférée..thistle bay vers Esperance un paradis!! |
 en route moussaillons! |
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feedback to the long road |
salut la compagnie,
La route de l’ouest, c’était il y a un mois, je peux toujours vous raconter l’aventure en fouillant un peu dans mes souvenirs!!
je ne peux tout décrire mais l’essentiel c’est l’impression que j’en garde. Je vous donne un état d’esprit tracé à mi chemin :
La traversée de ce chemin est l’occasion de la réflexion, 4000 km pour s’évader et autant de bons moments avec mes compagnons de route (trois filles avec moi genail? en fait c’est pas facile tous les jours mais maintenant je connais tout leurs petits sercets).
Nous avons foulés ce désert menant d’Adélaïde à Perth. Pour résumer la moitié du chemin n’est qu’une ligne droite parsemée de quelques stations services mais la diversité des paysages permet d’apprécier les contrastes.
Nous roulons sur une interminable terre plane et désertique en direction de Perth. Après deux jours à suivre un pipeline pris entre l’Outback et l’océan, la flore se raréfie peu à peu, et les villes ressemblent plus à des petits villages de ravitaillement. Je suis sur la plus longue droite rectiligne du pays, deux heures de route sans que le bitume ne sourcille un brin. Cette voie unique entre les deux océans est bordée d’un rouge sable cumin et de 39 kangourous écrasés ce jour, avec mes compagnons nous nous sommes amusés à les compter.
Nous longeons donc la côte sauvage connue pour sa faible densité. Nous traversons cette frange de terres aborigènes à seulement quelques heures du pôle sud, pris entre trois fuseaux horaires, un panneau nous indique « wildlife next 92 Km », un autre « Beware UFO’s area », et en chemin, nous retrouvons d’autres backpackers car ici tout le monde s’arrête aux mêmes points comme des pèlerins cherchant à marquer de leur pas les étapes de leur quête.
Nous arrivons à Nullarbor, la « cité sans arbres » : une station service qui fait office de supermarché, de poste, de camping inutile pour les voyageurs que nous sommes et accessoirement d’aérodrome pour les désertes vers la terre du milieu.
Un dingo apprivoisé serpente entre les pompes de l’inestimable or noir. Un aigle absolument impressionnant plante ses énormes cers sur un « Red-Roo » tandis que des centaines de corbeaux affamés déchirent la chaire encore fraîche des kangourous bien souvent déjà éventrés par les « Road Train » et leurs 80 roues.
Rien alentours, seul le désert habite. Seuls les arbustes et buissons sur cet aride sol qui abritent les maigres animaux que nous apercevons au loin. Au crépuscule, ces ombres méconnaissables deviennent des fantômes dans le cœur étrange de « Treeless Plan ». Nous cherchons un chemin pour planter la tente.
Les lueurs se déclinent maintenant en couleurs de pastel. Des verts, roses et bleu argentin qui accompagnent admirablement les nuances du soleil couchant et nous lestons la tente qui par maintes fois à failli être emportée par le vent lugubre qui nous entoure.
En moi le feu de camp brille de milles questions. Ce soir encore mon corps voyage et mes pensées vagabondes.
et voilou!! fantastic!!
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